Des
lieux sacrés
D’après
les anciennes chroniques royales du pays, Bouddha aurait à
trois reprises fait le voyage au Sri Lanka pour y prêcher
en différents lieux qui sont aujourd’hui autant de
lieux de pèlerinage. À MAHIYANGANA, il remit un de
ses cheveux au dieu Saman, qui l’accueillit ensuite au sommet
du SRI PADA (le Pic d’Adam) où Bouddha laissa l’empreinte
de son pied. À KALYANI, il siégea devant une assemblée
de génies-serpents et à ANURADHAPURA,
il médita à l’emplacement de huit futurs grands
sites (l’arbre Bo, le palais d’Airain et les six dagoba,
Ruvanveliseya, Mirisavetiya, Thuparama, Lankarama, Abhayagiriya
et Jetavana). À BADULLA, le Vihara Mutiyangana, vaste temple
fondé au IIIe s. av. J. C, fait aussi partie des seize lieux
sacrés du bouddhisme dans l’île, comme le Sandagiri,
un grand dagoba de 50 m de haut, qui s’élève
à TISSAMAHARAMA, l’ancienne capitale du royaume de
Ruhunu. À une dizaine de kilomètres d’ANURADHAPURA,
monastères et dagoba jalonnent les collines boisées
de manguiers de MIHINTALE,
où le roi Devanampiya Tissa reçut le premier enseignement
du bouddhisme au IIIe s. av. J.-C.
Visiter au moins une fois dans sa vie les lieux saints du Sri Lanka
fait partie des devoirs de tous les bouddhistes. Pour eux, les anciennes
capitales Anuradhapura et Polonnaruwa sont des lieux sacrés,
tout autant que des lieux d’histoire. Bien d’autres
sites encore tissent à travers l’île tout un
réseau de routes de pèlerinage. Au sud de l’île,
KATARAGAMA, le « lieu le plus sacré de tous les lieux
sacrés du Sri Lanka », rassemble chaque année
des milliers de pèlerins bouddhistes, hindous, musulmans
et chrétiens auprès du temple de ce dieu, situé
à l’extrême sud-est du pays. Sur la côte,
au nord de Colombo, le temple Munneswaram de CHILAW accueille en
été la fête pour de la pleine lune d’Esala,
célébrée par les bouddhistes et les hindouistes |