A VOIR
SRI LANKA
ITINÉRARIE
|
| Home
/ A voir / La
nature, une invitation permanente |
La nature,
une invitation permanente
Dans
toute l’île, la nature renouvelle l’art de la surprise
: profondes forêts tropicales aux immenses frondaisons, zones
semi-arides zébrées de buissons d’épineux,
mangrove côtière enfouie sous les palétuviers,
rideaux de palmiers tallipot tendus le long des plages, landes moussues
des plateaux montagneux. 22% du territoire est toujours recouvert
par la forêt. De mars à mai, les jacarandas, bougainvillées
et frangipaniers sont en pleine floraison. Une nature généreuse
a comblé le Sri Lanka et les Sri Lankais le lui rendent bien.
De tous temps, ils ont pris soin d’elle comme de leur jardin.
Civiles ou sacrées, anciennes ou récentes, les architectures
de l’île témoignent toutes d’un sens subtil
du paysage environnant. L’art de l’ancienne Ceylan est
traversé par un amour de la nature qu’ont transcendé
les enseignements de Bouddha, et dont la plus belle expression est
le jardin, composé pour le délassement royal ou la quiétude
spirituelle. Dans les vestiges de tous les monastères bouddhiques
fondés au Sri Lanka transparaissent les accords harmonieux
qu’ils entretenaient avec leur environnement Forêts
et jardins
L’île conserve des parcs, conçus pour l’agrément
du roi et de son gynécée, qui sont parmi les plus anciens
du monde. Aménagé au VIe s., le parc des Poissons d’Or
d’ANURADHAPURA joue de la fantaisie
naturelle des rochers et des bassins aménagés. Au pied
de la citadelle de SIGIRIYA s’échelonnent
trois ensembles de jardins, dessinés dans une perspective magistrale.
Cette tradition du dialogue entre les artifices du jardin et les surprises
de la nature s’est maintenue à travers les âges.
Non loin de la station balnéaire de BENTOTA, Brief Garden est
un rêve de jardin tropical, dont les terrasses dominent les
rizières et les plantations de café environnantes. Sur
deux hectares, il fut aménagé sa vie durant par Bewis
Bawa, frère aîné du grand architecte Geoffrey
Bawa. Sous des entrelacs de lianes, la luxuriante flore locale y est
disciplinée dans un cadre tour à tour japonisant ou
italien, rythmé par des tapis de dieffenbachias et des massifs
de dracænas.
Du fond des âges, les Sri Lankais respectent autant la nature
dont leur île a été comblée que les palais
et les temples édifiés par leurs rois. Ils vénèrent
tout particulièrement les arbres, patriarches de la forêt
tropicale. Les arbres sont les stars de la grande forêt tropicale
de SINHARAJA, au pied du pic d’Adam. À KANDY, Udawattakele
forme une véritable « forêt dans la ville ».
Certaines espèces, comme l’ébène, le teck,
ou l’acajou, produisent quelques-uns des bois les plus précieux
du monde. Le bois de fer appartient à cette famille des grumes
rares. Au VIIIe s., un roi d’Anuradhapura lui a consacré
la forêt Naamal Uyana. Ses frondaisons dominent toujours les
95 ha de ce parc où s’élève, à 320
m d’altitude, un massif de sept pics de quartz rose.
Au temps où les Britanniques étaient les maîtres
de l’île, ils importèrent leur passion des jardins,
doublée du souci, très pragmatique, d’étudier
les espèces végétales indigènes et d’acclimater
des plantes importées du reste du monde. Le Sri Lanka conserve
plusieurs de leurs fabuleux jardins botaniques. Sinharaja
Les
arbres sont les stars de SINHARAJA, une forêt tropicale de 4
475 ha, située sur les contreforts de la région montagneuse
et classée par l’Unesco au patrimoine mondial des Biosphères
en 1989. La canopée s’y déploie en moyenne à
35 m au-dessus du sol, certains spécimens atteignant 50 m de
haut. Le long de ses sentiers de randonnée poussent les hautes
hampes de l’orchidée commune, les touffes géantes
de la cardamome, les lianes du poivre et du gingembre, domaine des
singes à face rouge ou nichées des pies bleues.
Des monasteres dans la foret
La congrégation bouddhiste Aranya Senasana, qui ne compte qu’un
demi millier de moines, les vanavasin ou « moines de la forêt
», a choisi la retraite dans les forêts profondes du Sri
Lanka pour se livrer à une activité spirituelle, fondée
plutôt sur la méditation que sur l’étude
des textes canoniques. Parmi les ancêtres de cet ordre, les
ermitages de Ritigala sont enfouis dans une jungle de manguiers géants,
de fromagers aux racines tentaculaires et d’ébéniers
aux troncs profondément ridés. Dans la forêt d’Arankele,
un monastère retiré observe toujours la règle
austère de cette congrégation.
|
|
|